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Chiens de traîneau inuits

Des membres de la GRC avec des chiens de traîneau inuits

Photo gracieusement offerte par : Bibliothèque et Archives Canada

Nous prenons très au sérieux la question du rôle qu’aurait joué la GRC dans l’abattage massif de chiens de traîneau inuits. Les préoccupations à cet égard ont fait l’objet d’examens rigoureux de la part de la GRC et de chercheurs indépendants :

Points saillants

  • L’honorable Jean-Jacques Croteau, juge retraité de la Cour supérieure, a conclu dans son rapport indépendant que la GRC n’avait pas procédé à l’abattage systématique de chiens de traîneau dans le Nord au cours des années 1950 et 1960. Cette conclusion va dans le sens des constatations exposées par la GRC dans son rapport de 2006.
  • Dans les années 1950 et 1960, avant l’introduction de la motoneige, les chiens de traîneau constituaient un mode de transport courant dans le Nord canadien, tant pour les Inuits que pour la GRC, qui les considérait comme une précieuse ressource.
  • Les dossiers indiquent qu’en 1959, la GRC a aidé le ministère de l’Agriculture à vacciner les chiens de traîneau contre la rage, qui faisait des ravages à l’époque.
  • Des membres qui ont été affectés dans le Nord affirment avoir fourni des chiots en santé aux Inuits pour renforcer leur population de chiens de traîneau lorsque celle-ci avait été décimée par la maladie ou la famine.
  • Pour des raisons de sécurité publique, la GRC s’est vue obligée d’abattre des animaux affamés, malades ou présentant une menace pour les personnes. La barrière linguistique faisait en sorte qu’il était parfois difficile pour ses membres d’expliquer leurs actions aux Inuits.

La GRC s’est efforcée d’aider son personnel à mieux comprendre la culture et les comportements des Inuits, notamment en introduisant un cours en ligne obligatoire pour les nouveaux membres intitulé « Comprendre les Autochtones et les Premières nations ».

Ce cours permet d’acquérir une compréhension de base de l’histoire des peuples autochtones du Canada et de leur place unique dans la structure sociale du pays. La GRC continue d’appliquer ces connaissances dans ses activités auprès des collectivités qu’elle sert.