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Analyse de l'environnement 2007 de la GRC

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Débat sur les niveaux de pauvreté

il n’y a pas consensus sur la façon de jauger et de définir la pauvreté

les gouvernements et les ONG utilisent différents outils

Statistique Canada soutient qu’il n’existe pas de définition acceptée, à l’échelle nationale ou internationale, du pauvre; Statistique Canada s’en remet au SFR (seuil de faible revenu)

  • on estime que 15,5 % des Canadiens avaient un revenu inférieur à ce seuil en 2004

RHDSC emploie la mesure de la pauvreté fondée sur le panier de consommation

  • l’incidence des faibles revenus parmi les familles comptant des enfants est estimée à 15,4 %

les ONG font des récits nettement différents

  • le Conseil national du bien-être social indique que les pauvres s’appauvrissent et que la situation des bénéficiaires de prestations d’aide sociale se détériore; l’Organisation nationale anti-pauvreté signale le maintien d’une pauvreté profonde et persistante, le nombre total de pauvres étant passé de 4,39 millions à 4,9 millions de 1990 à 2003
  • l’Institut Fraser, pour sa part, signale que le niveau de pauvreté, à l’échelle nationale, se trouvait au plus bas en 2006 et qu’il s’est produit d’importantes baisses de la pauvreté dans l’enfance et de la pauvreté dans son ensemble depuis 1996

sans égard aux données, les Canadiens s’inquiètent des niveaux de pauvreté :

  • un sondage réalisé par Environics Research (en novembre 2006) a révélé que 76 % des Canadiens croient que l’écart entre les riches et les pauvres est de plus en plus marqué, ayant augmenté relativement à son niveau de 68 % en 1990
  • 76 % des gens s’inquiètent de voir cet écart grandissant mener à une hausse de la criminalité

la pauvreté est de plus en plus concentrée dans des petites zones des grandes villes

les coûts croissants du logement déplacent les gens, les éloignant des centres urbains

  • l’emménagement dans des voisinages peu désirables et l’usage excessif des voisinages (p. ex. les banlieues intérieures de l’après-guerre), où il n’y a que peu de services communautaires, où le transport public est peu adéquat, exacerbent d’autant la situation des pauvres

depuis 1980, la profondeur de la pauvreté s’accroît dans certaines villes

  • Toronto comptait en 2001 120 voisinages très pauvres, relativement à 30 voisinages de cette nature en 1981

des sous-populations particulières subissent une trop grande part des effets de la pauvreté :

  • les immigrants, la classe ouvrière et les peuples autochtones sont les plus touchés
  • en 2001, les Autochtones constituaient 11,7 % de la population des quartiers pauvres, tandis que les immigrants récents en formaient une proportion de 9,7 %
  • les liens entre le faible revenu et la concentration des minorités sont particulièrement manifestes chez les Autochtones, les noirs et les latino-Américains