Gendarmerie royale du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Gazette - Venir en aide aux victimes d’intimidation

Information archivée dans le Web

Information identifiée comme étant archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'a pas été modifiée ni mise à jour depuis la date de son archivage. Les pages Web qui sont archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez la demander sous d'autres formes. Ses coordonnées figurent à la page « Contactez-nous »

ACTUALITÉS

par Caroline Ross

Selon des chercheurs canadiens, un enfant est victime d’intimidation à l’école à toutes les cinq minutes au Canada. Cependant, l’intimidation passe souvent sous silence parce que ceux qui en sont témoins ont peur d’intervenir et parce que les victimes se sentent seules et démunies.

« On ne tient jamais vraiment compte de ce que ressent la victime », de dire Jordan Boudreau, un élève de 9e année, qui décrit les programmes de lutte contre l’intimidation offerts par les écoles de la Nouvelle-Écosse (N.-É.), où il vit. « Si nous pouvons donner des moyens d’action aux victimes d’intimidation, nous n’aurons plus à nous préoccuper de ce problème, pas vrai?»

C’est exactement le message qu’a fait passer un mouvement étudiant de lutte contre l’intimidation en Nouvelle-Écosse l’automne dernier, mouvement qui a suscité l’attention des médias partout en Amérique du Nord et qui a gagné l’appui de la police provinciale.

Il a commencé lorsque deux élèves du secondaire ont vu un plus jeune se faire malmener parce qu’il portait une chemise rose à l’école. Le lendemain, ils sont arrivés à l’école vêtus d’une chemise rose et ont encouragé les autres à faire de même. Le message s’est répandu, au point où les écoles de la province ont tenu des « journées chemise rose » et que le premier ministre de N.-É. a fait du deuxième jeudi de la rentrée scolaire la « Journée contre l’intimidation ».

Les agents de liaison de la GRC qui travaillent dans les écoles à Halifax (N.-É.) portent maintenant un brassard rose pour montrer qu’ils appuient l’initiative des étudiants.

« Cette initiative est l’oeuvre d’étudiants et nous l’appuyons », précise le gend. Curt Wentzell, l’agent de la GRC à Halifax à l’origine du programme de brassards roses. « Les jeunes sont enthousiastes. Ils sont heureux de voir que des symboles d’autorité appuient leur initiative.»

Selon Wentzell, la lutte contre l’intimidation à l’école peut avoir des avantages à plus long terme, comme de réduire les actes d’intimidation dans les sports, le milieu de travail et ailleurs. « L’intimidation crée une spirale de violence qui s’apparente à la violence familiale », ajoute-t-il.

Treize policiers de la GRC se rendent régulièrement dans les écoles de la région d’Halifax; ils patrouillent les corridors et parlent aux jeunes d’intimidation, de drogues et de sécurité Internet.