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L’article (PC) de Sue Bailey en date du18 septembre 2007, intitulé « Police brace for spike in violence, scams fueled by native compensation cash » , a dénaturé mes opinions et la journaliste s’est permise de m’attribuer la teneur de ses propos. Des éditoriaux publiés par la suite dans les médias, comme l’article (Kamloops this Week) de M. Jim Harrison du 23 septembre 2007 intitulé « Mountie’s attitude helps reinforce racist stereotype » , ont confondu ces assertions inexactes.
Mon entrevue avec Mme Bailey visait à aider à renseigner les Canadiens sur la convention de règlement et sur nos efforts de collaboration en vue de soutenir et de protéger les anciens pensionnaires. Il est malheureux que les médias aient choisi de faire sensation sur le public plutôt que de l’éduquer concernant ce sujet très important.
Quiconque reçoit une grosse somme d’argent peut être la victime de gens sans scrupules. Le crime nous touche tous. Laisser entendre que les Autochtones risquent davantage d’être victimisés contribue au racisme dont ont souffert les communautés autochtones et ouvre la voie à la possibilité que d’anciens pensionnaires soient victimisés de nouveau. En tant qu’officier de la GRC et en tant qu’Autochtone, je suis offusqué par la teneur des reportages dans les médias sur cette question et par la suggestion que cela représente mes vues.
Le grand chef Phil Fontaine de l’Assemblée des Premières nations partageait également mes préoccupations, ce qu’il a souligné aux médias lors de sa conférence de presse à Winnipeg le mercredi 19 septembre 2007 : « J’ai lu trop d’articles au cours des derniers jours sur l’argent, sur ce qu’il signifie pour les survivants et sur ce qui risque d’arriver à notre peuple, et je perçois une pointe de racisme dans toutes ces craintes et ces inquiétudes. »
En ma qualité de directeur général des Services de police autochtones de la Gendarmerie royale du Canada, je suis très fier des relations que j’entretiens avec les Autochtones et de mon travail auprès de leurs collectivités. La GRC est fermement résolue à satisfaire les besoins des communautés autochtones au cours de cette période historique de réconciliation, de guérison et de célébration.
Le directeur général,
Services de police autochtones
Doug Reti, surintendant principal