« Nous saisissons les profits du crime. »
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Surintendant Jeff Adam,
directeur du Programme des produits de la criminalité,
Direction générale de la GRC
Tout ce qui est acheté avec de l’argent du crime peut être saisi. Les groupes des produits de la criminalité de la GRC attaquent le point le plus sensible des criminels en saisissant leur argent, leurs voitures, leurs bateaux, leurs avions et leurs résidences. Les produits de la criminalité nuisent au bien-être socioéconomique des Canadiens et renforcent la puissance et l’influence des groupes du crime organisé.
« La seule façon de nuire à l’industrie de la drogue et au crime organisé, c’est de s’en prendre à l’argent. L’argent est toujours en mouvement et sert à régler le prochain arrivage. C’est l’élément central de l’industrie. Si on empêche l’entrée d’argent, on met fin à la distribution de drogues au pays. Il est impossible de mettre une opération sur pied sans argent. Il est impossible d’arrêter l’offre et la demande. Ce qu’il faut faire, c’est mettre les réserves d’argent des criminels à sec. » **
- Déclaration d’un ancien blanchisseur d’argent reconnu coupable
La protection de l’intégrité économique du Canada et la lutte contre le crime organisé figurent parmi les priorités stratégiques de la GRC. Il existe un lien étroit entre la criminalité financière et le crime organisé, et nous savons que les criminels se servent de techniques de plus en plus avancées pour blanchir de l’argent et masquer leurs gains illicites. Le Programme des produits de la criminalité s’emploie à trouver des façons de les en empêcher.
Les enquêtes menées par le Programme des produits de la criminalité révèlent pour la plupart des liens avec le crime organisé. L’Initiative intégrée pour le contrôle des produits de la criminalité (IICPC) a pour objectif de contribuer à la perturbation, au démantèlement et à la neutralisation des activités des membres d’organisations du crime organisé et de groupes criminels ciblés.
La Sous-direction des produits de la criminalité a pour mandat de démanteler les organisations criminelles et de les empêcher d’opérer avec d’autres.
« Le ciblage des produits de la criminalité est le meilleur moyen de faire obstacle aux activités du crime organisé et au trafic de drogues. »
Source : Évaluation de l’IICPC de 2005
La SDPC de la GRC, dont les bureaux se trouvent à la Direction générale à Ottawa, est chargée d’élaborer des politiques, de planifier le Programme des produits de la criminalité et d’en assurer le suivi, ainsi que d’affecter les ressources du programme. Elle s’occupe notamment de déterminer les failles législatives et de veiller à ce que les lois soient modifiées s’il y a lieu.
Le crime organisé est souple et ne connaît pas de frontières. Sans aide, il n’existe aucun moyen d’en suivre la trace ou d’y livrer bataille. Si vous aimez travailler en équipe et croyez en la répression criminelle axée sur les renseignements, vous devriez songer à vous joindre au programme. En collaboration avec des partenaires régionaux, nationaux et internationaux, le Programme des produits de la criminalité de la GRC joue un rôle de premier plan dans la lutte au crime organisé.
« Cela fait maintenant dix ans que je travaille au Programme des produits de la criminalité et depuis ma première journée, c’est la satisfaction de pouvoir “enlever leurs jouets aux malfaiteurs” et de constater les résultats concrets des efforts déployés par les membres du Programme qui m’incite à y rester. J’approche de la retraite et je peux dire en toute honnêteté que ces dix dernières années ont été les plus gratifiantes de ma carrière. »
- S.é.-m. Terry Lane, sous-officier responsable des Produits de la criminalité,
Division B de la GRC
La GRC est l’organisme chargé de diriger les activités quotidiennes et la gestion de chaque unité mixte des produits de la criminalité. Les principales activités menées sont les suivantes :
« Plus l’opération démantelée est complexe, plus on fait passer le message que les policiers sont meilleurs que les criminels, peu importe l’étendue des talents de ces derniers. »
Source : Évaluation de l’IICPC de 2005
En juillet 2006, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a statué que les dispositions législatives sur les produits de la criminalité, en vertu desquelles les criminels se voient confisquer les produits qu’ils ont tirés d’activités criminelles ou doivent payer des amendes si lesdits profits disparaissent, sont tout à fait constitutionnelles.
« J’aime la nature variée du travail au Programme des produits de la criminalité, qui comprend les opérations d’infiltration, l’écoute téléphonique, la surveillance, les entretiens avec les suspects et le suivi du parcours de l’argent du crime organisé. Le fait de saisir, de bloquer et de confisquer les profits illicites réalisés par des organisations criminelles est une source de satisfaction puisque ces mesures ont des conséquences directes sur le portefeuille de ces organisations. Une personne qui travaille dans ce domaine est appelée à mettre toutes ses compétences à profit; il ne s’agit pas d’un emploi de bureau. »
– Inspecteur Doug Pott, off. resp. de l’Unité mixte des produits de la criminalité de Calgary
Pour en savoir plus, s’adresser au Groupe d'action financière international (GAFI)
Bureaux des Produits de la criminalité
« Ce que nous redoutions le plus, c’était que la police trouve notre argent. C’est à ce moment que nous sommes le plus vulnérables. C’était la seule façon de m’arrêter. Pour la première fois de ma vie, je n’avais plus un sou quand on m’a envoyé en prison. »**
– Déclaration d’un ancien blanchisseur d’argent à la suite de sa condamnation et de l’enlèvement de ses biens obtenus de façon criminelle
Bien qu’il soit impossible de déterminer avec exactitude le montant total en dollars blanchis dans le monde entier, le Fonds monétaire international (FMI) estime qu’il pourrait représenter entre 2 et 5 % du produit intérieur brut mondial, ce qui correspond à une somme variant environ entre 900 milliards et 2,25 billions de dollars canadiens).
Le Programme contre le blanchiment d’argent est associé à l’initiative de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Le programme et l’initiative ont tous deux pour mandat de freiner et d’empêcher le blanchiment d’argent, le crime organisé et le financement des activités terroristes.
** Évaluation de l’IICPC pour les exercices de 2001 à 2004.
Document à l’intention des services de police et des organismes d’application de la loi et de l’interopérabilité. Sécurité publique Canada.
Document rédigé par Conseils et Vérification Canada, projet no 520-1074, février 2005.
Les citations sont tirées d’un entretien avec un ancien blanchisseur d’argent qui menait des opérations d’envergure et qui affirme avoir renoncé à son mode de vie après avoir été condamné à purger une longue peine et s’être fait saisir les biens qu’il avait acquis de façon criminelle. Il s’est entretenu avec un membre d’un groupe des produits de la criminalité et a accepté de se faire enregistrer.