Les bandes autochtones sont répandues au Manitoba, tant dans les zones urbaines que dans les collectivités de Premières nations. Bien qu’elles se livrent à un grand nombre d’activités illégales, elles ne sont pas aussi organisées que les bandes de motards hors la loi. Ces bandes s’emploient à un grand nombre d’activités sociales, plutôt qu’à des activités criminelles. Toutefois, elles prennent part à des activités criminelles, et leurs agissements sont une source de préoccupation à la fois pour les autorités chargées de l’application des lois et pour les résidants des collectivités.
S’il est important de comprendre l’activité des bandes d’adultes pour avoir un tableau complet des bandes autochtones au Manitoba, en bout de ligne le présent projet cible principalement les jeunes. Cela s’explique en bonne partie en ce que les résidants des collectivités ont précisé eux mêmes que la persistance et le maintien des bandes dans leurs collectivités représentaient un problème capital. Ils voulaient avoir des programmes de prévention et d’intervention auprès des jeunes avant que ceux ci ne soient recrutés par une bande, ou lorsque leur participation à une bande est négligeable, afin d’intervenir favorablement dans leur vie et de mettre un terme à leur association aux bandes pour les raisons suivantes : (1) les bandes influent beaucoup sur la gravité de la criminalité, et plus particulièrement la criminalité violente, dans les collectivités; (2) l’incidence de l’appartenance à une bande sur la criminalité, en particulier la criminalité violente, a des effets à long terme; (3) l’appartenance à une bande a un effet néfaste considérable sur la croissance personnelle dans le développement des jeunes, ce qui, par ricochet, a un effet néfaste sur la collectivité (4) l’appartenance à une bande coïncide fortement avec la criminalité grave, avec violence et chroniques.
Dans les prochains travaux menés en ce domaine, il faudrait étudier la nature de tous les aspects de ces bandes autochtones, et plus particulièrement leur fonctionnement dans les collectivités de Premières nations ainsi que leurs liens aux bandes qui sont en activité dans les zones urbaines. Une analyse du réseau social de leurs activités pourrait permettre de mieux comprendre leur fonctionnement et d’en déterminer les principaux acteurs, ce qui pourrait avoir pour aboutissement des programmes de réduction de la criminalité plus fructueux.