Merci de prendre le temps de lire le Dossier spécial 2006 de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) traitant de l’important problème que posent les bandes de jeunes et les armes à feu au Canada et un peu partout dans les Amériques.
Au moment de déterminer le sujet du dossier spécial pour 2006, nous avons examiné un certain nombre de questions clés, mais pour plusieurs raisons, nous avons finalement décidé de traiter du problème des bandes de jeunes et des armes à feu. Avant tout, cet ouvrage vient appuyer les priorités stratégiques de la GRC, ainsi que celles du portefeuille plus grand de Sécurité publique et du gouvernement du Canada. Il s’agit également d’un problème qui a suscité énormément d’attention et qui préoccupe grandement les familles, les citoyens, les décideurs et le milieu de la sécurité publique partout au pays.
Comme il est indiqué dans le titre, on met particulièrement l’accent sur le rôle des armes à feu dans les activités des bandes de jeunes. Bien que nous convenions que les bandes de jeunes peuvent commettre et commettent des actes criminels ou violents sans armes à feu, nous reconnaissons que ces dernières ont un pouvoir meurtrier plus grand lors des actes de violence commis par des bandes de jeunes, témoignent d’une escalade de la criminalité et augmentent les risques que des témoins innocents soient touchés. Des recherches révèlent que le recours aux armes à feu est caractéristique des activités attribuables aux bandes de jeunes et qu’il risque de s’accroître.
L’examen des problèmes dans une perspective canadienne nous a permis de constater que ceux-ci avaient fait l’objet de très peu de recherches. Jusqu’à maintenant, une seule étude d’envergure nationale a été menée sur le nombre et la nature criminelle ou violente des bandes de jeunes. Les autres recherches canadiennes reposaient en grande partie sur des études de cas, des petits échantillons ou les dires de membres de bandes. En raison du manque de recherches, il est difficile de cerner les tendances à l’échelle nationale. Compte tenu cependant de l’importance de ce problème, il est nécessaire de comprendre davantage les motivations des personnes qui entrent dans des bandes de jeunes, les éléments déclencheurs de la violence ou des activités de ces groupes et les moyens d’intervention efficaces et les méthodes prometteuses à utiliser.
Les lecteurs du présent document remarqueront que par « jeunes », on entend des personnes de 30 ans et moins. Cette définition ne correspond pas à celle utilisée traditionnellement dans le milieu judiciaire ou à celle figurant dans le Code criminel, à savoir des personnes de moins de 18 ans, mais elle s’inspire des résultats des recherches accessibles au public et des différentes définitions utilisées au Canada et à l’étranger. En tant qu’ardent promoteur de l’analyse de l’environnement, la GRC comprend qu’il est nécessaire de connaître les divers défis et occasions qui se présentent à elle maintenant et ceux qui risquent de se présenter dans l’avenir. Le présent document d’analyse de l’environnement offre une synthèse des macrodonnées recueillies grâce à un examen approfondi de la documentation accessible au public sur les bandes de jeunes et les armes à feu.
Le présent document est présenté de manière à en faciliter la lecture. On y trouve de l’information (puces), des citations (encadrés blancs), des statistiques ou des faits en bref (encadrés gris) et des répercussions de certaines des principales tendances (encadrés bleus).
Comme toujours, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions sur le fond ou la forme du présent document. Vous y trouverez à la fin une formule d’évaluation.
Keith Clark
Commissaire adjoint
Direction de la planification et des politiques stratégiques