De plus en plus de familles canadiennes ont accès à Internet. Utilisé avec prudence, le cyberespace est un outil de communication et d'information fantastique. Mais il faut savoir que la navigation dans le cyberespace comporte aussi des risques. Internet est un réseau formé de plusieurs ordinateurs reliés entre eux. Contrairement à un téléviseur, l'ordinateur permet une communication « à deux sens ». Autrement dit, en vous connectant à un autre ordinateur, vous recevez des informations, mais vous en transmettez aussi!
Il est aussi important de comprendre que, de nos jours, pratiquement tous les crimes dit « traditionnels » peuvent être commis à l’aide de la technologie. Les personnes victimes de ces crimes cybernétiques doivent comprendre qu’ils ont les mêmes recours que si le méfait avait eu lieu sans technologie. Par exemple, une menace de mort énoncée verbalement doit être traitée de la même façon qu’une menace de mort envoyée par courriel ou bien par message texte.
De plus, Internet est un réseau mondial sans frontières qui n'est pas encore réglementé comme le sont la radio ou la télévision. Par exemple, ce qui est illégal au Canada peut être tout à fait légal dans un autre pays. Toutefois, en tant que citoyens canadiens, nous devons respecter les lois de notre pays.
Bref, la juridiction sur Internet est complexe. C'est pourquoi l'expression « Mieux vaut prévenir que guérir » prend tout son sens quand on navigue dans le cyberespace...
Voici les trois précautions minimales que vous devriez suivre afin de naviguer de de façon plus sécuritaire :
De plus :
Le piratage informatique consiste à obtenir un accès non autorisé à un système informatique. Il existe plusieurs façons d’y parvenir, mais les trois plus fréquentes sont :
Un virus informatique consiste en une partie de logiciel qui s’attache à un ou plusieurs programmes informatiques. Chaque fois que le programme est activé, le virus l’est également et il peut endommager votre système (par exemple, effacer votre disque dur). Les virus peuvent également se reproduire lorsque le programme est exécuté, infectant ainsi le disque dur de votre ordinateur ainsi que vos autres supports de données comme les clés USB ou les disques durs externes. L’envoi de ces fichiers exécutables par e-mail peut aussi infecter d’autres ordinateurs.
Un ver informatique est un programme auto-reproducteur qui se loge dans la mémoire vive (RAM) de votre ordinateur et qui, dans la plupart des cas, ne modifie pas les répertoires de votre disque dur. Il se propage en s’acheminant vers d’autres ordinateurs du réseau. Le réseau peut être interne, comme dans le cas d’une compagnie, ou il peut s’agir de l’ensemble de l’Internet. Contrairement aux virus, les vers sont des entités autonomes, ils ne s’attachent pas à des fichiers ou programmes. L’une de leurs façons de se propager consiste à s’expédier à tous les correspondants inscrits dans votre carnet d’adresses.
Les vers, comme dans le cas des vers « Code Red» et « Code Red II», causent des dégâts évalués à plusieurs millions de dollars en absorbant les ressources des divers systèmes et en submergeant l’Internet. Plusieurs millions de dollars de revenu sont perdus chaque fois que des parties du réseau Internet tombent en panne. Même un particulier peut ressentir les effets d’un ver qui dévore les ressources de son système et ralentit son ordinateur.
Un cheval de Troie est un programme informatique néfaste se présentant sous une forme bénigne. Les chevaux de Troie peuvent se présenter sous la forme d’un jeu, ou de n’importe quel programme qui peut être joint à un courriel. Le cheval de Troie est un programme exécutable, ce qui veut dire que si vous double-cliquez dessus, par exemple, vous lancez le programme. Voici quelques-unes des extensions de fichiers exécutables : exe, bat, pif, com, vbs. Méfiez-vous des extensions doubles comme photo.jpg.exe qui peuvent passer pour des dossiers d’images, mais qui sont en réalité des fichiers exécutables. Par défaut, Windows supprime ces extensions, et ce fichier vous apparaîtra alors sous la désignation photo.jpg, un fichier courant d’image.
Lorsqu’il est exécuté, un cheval de Troie peut effacer des répertoires ou ouvrir une « porte arrière » à votre ordinateur, permettant ainsi à quelqu’un de s’y introduire et de prendre le contrôle de votre système. Ces intrus peuvent alors copier et effacer vos dossiers, utiliser votre ordinateur comme point de départ pour pirater d’autres compagnies, ou même vous épier au moyen de votre caméra (web cam)!
La pornographie infantile, communément appelé pornographie juvénile, est un acte criminel en vertu de l’article 163.1 du Code criminel canadien :
163.1 (1) Au présent article, «pornographie juvénile» s'entend, selon le cas :
a) de toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, réalisée ou non par des moyens mécaniques ou électroniques :
(i) soit où figure une personne âgée de moins de dix-huit ans ou présentée comme telle et se livrant ou présentée comme se livrant à une activité sexuelle explicite;
(ii) soit dont la caractéristique dominante est la représentation, dans un but sexuel, d'organes sexuels ou de la région anale d'une personne âgée de moins de dix-huit ans;
b) de tout écrit ou de toute représentation qui préconise ou conseille une activité sexuelle avec une personne âgée de moins de dix-huit ans qui constituerait une infraction à la présente loi.
La production, la distribution et la possession de pornographie juvénile sont donc des actes criminels. Il est important de distinguer ce type de pornographie avec les sites et publicités à caractère pornographique. Bien qu’il en existe des milliers, il faut comprendre que malgré cette situation déplorable, elle n'est pas illégale en soi.
Il n’est pas, pour le moment, illégal d’afficher sur Internet des instructions sur la fabrication de bombes ou sur d’autres actes criminels de ce genre. En fait, les guides sur la fabrication d’explosifs sont en vente libre dans les librairies et disponibles dans les bibliothèques publiques.
En plus d’être extrêmement dangereuse, la fabrication d’engins explosifs est illégale. Quiconque est surpris alors qu’il a en sa possession des produits de cette nature peut être accusé en vertu de l’article 82 du Code criminel canadien - possession de substances explosives sans excuse légitime - ou de l’un des articles connexes. Il est aussi illégal d’inciter quelqu’un à fabriquer ou à utiliser de tels engins. De plus, quiconque aide une personne à fabriquer ou à utiliser un tel engin est partie à une infraction et pourrait donc être passible des mêmes accusations que la personne qui a fabriqué la bombe.
L’intimidation est une infraction criminelle en vertu de l’article 423 (1) du Code criminel canadien :
- 423 (1) Est coupable […] quiconque, injustement et sans autorisation légitime, dans le dessein de forcer une autre personne à s’abstenir de faire une chose qu’elle a légalement le droit de faire, ou à faire une chose qu’elle peut légalement s’abstenir de faire, selon le cas :
- a) use de violence ou de menaces de violence envers cette personne, ou envers son époux ou conjoint de fait ou ses enfants, ou endommage ses biens;
- b) intimide ou tente d’intimider cette personne ou un parent de cette personne par des menaces de violence ou d’un autre mal, ou de quelque peine, à elle ou à l’un de ses parents, ou de dommage aux biens de l’un d’entre eux, au Canada ou à l’étranger;
- c) suit avec persistance cette personne;
- d) cache des outils, vêtements ou autres biens, possédés ou employés par cette personne, ou l’en prive ou fait obstacle à l’usage qu’elle en fait;
- e) avec un ou plusieurs autres, suit désordonnément cette personne sur une grande route;
- f) cerne ou surveille le lieu où cette personne réside, travaille, exerce son activité professionnelle ou se trouve;
- g) bloque ou obstrue une grande route.
Exception
- (2) Ne surveille ni ne cerne, au sens du présent article, celui qui se trouve dans un lieu, notamment une maison d’habitation, ou près de ce lieu, ou qui s’en approche, à seule fin d’obtenir ou de communiquer des renseignements.
La cyberintimidation est un phénomène de plus en plus répandu. Avec les services qu’Internet peut offrir, utiliser cet outil comme moyen de communication présente de nombreux avantages. Il est possible de communiquer par courriel, site Web, messages textes, chambre de clavardage, réseaux sociaux et par les groupes de discussion. Toutefois, certains vont utiliser ces divers moyens à mauvais escient. Il faut comprendre que même s’il n’y a pas d’articles dans le Code criminel canadien visant essentiellement la cyberintimidatiuon, l’article 423 (1) va tout de même s’appliquer, car cet article englobe tous les moyens, comme Internet, pouvant être utilisés pour en produire. Bref, l’avènement des technologies a favorisé l’anonymat des intimidateurs ce qui peut leur permettre d’agir à leur guise. Ce phénomène prend de l’importance avec les années en raison des conséquences pour les victimes. La cyberintimidation peut provoquer une perte d’estime de soi et de l’isolement. Pire encore, cela peut mener à la dépression et, dans certains cas, au suicide.
Le harcèlement et les comportements de nature similaire sont associés aux comportements de prédateurs en ligne et de pédophiles et peuvent être associés à du harcèlement criminel. Aux fins de cet article, nous qualifierons ce type de comportement en ligne comme du harcèlement criminel sur Internet. Le harcèlement criminel sur Internet consiste généralement à l’utilisation répétée de communications électroniques pour faire sentir à une personne qu’elle-même ou un membre de sa famille sont menacés. L’ouvrage Black's Law Dictionary donne la définition suivante du « harcèlement criminel » :
« A course of conduct directed at a specific person that causes substantial emotional distress in such person and serves no legitimate purpose" or "Words, gestures, and actions which tend to annoy, alarm and abuse (verbally) another person. » [« Comportement envers une personne précise qui cause à cette personne une détresse émotive intense sans aucune intention légitime » ou « Paroles, gestes et actes visant à importuner, accabler et tourmenter (verbalement) une autre personne. » (Traduction)]
L’article du Code criminel canadien qui vise la traque sur Internet est l’article 264 (1), dont l’application relève, dans la plupart des cas, de votre service de police municipal ou local.
264 (1) Il est interdit, sauf autorisation légitime, d'agir à l'égard d'une personne sachant qu'elle se sent harcelée ou sans se soucier de ce qu'elle se sente harcelée si l'acte en question a pour effet de lui faire raisonnablement craindre - compte tenu du contexte - pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances.
(2) Actes interdits
Constitue un acte interdit aux termes du paragraphe (1), le fait, selon le cas, de :
a) suivre cette personne ou une de ses connaissances de façon répétée;
b) communiquer de façon répétée, même indirectement, avec cette personne ou une de ses connaissances;
c) cerner ou surveiller sa maison d'habitation ou le lieu où cette personne ou une de ses connaissances réside, travaille, exerce son activité professionnelle ou se trouve;
d) se comporter d'une manière menaçante à l'égard de cette personne ou d'un membre de sa famille.
Le vol d’identité (usurpation d’identité) est le fait de prendre délibérément l'identité d'une autre personne, sans son consentement, dans le but de réaliser une action frauduleuse. Les articles qui sont visés par le Code criminel canadien sont les suivants :
Avec l’avènement des technologies, il est de plus en plus facile d’accéder et de trouver des renseignements personnels sur Internet. Les réseaux sociaux en sont un bon exemple. Au niveau d’Internet, l’accès, la communication et l’utilisation de vos renseignements personnels sont protégés par la Loi sur la protection des renseignements personnels et des documents électroniques. Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui prend les précautions nécessaires afin de les protéger. Plusieurs outils de recherche se sont développés avec le temps, ce qui pourrait certainement aider une personne mal intentionnée à trouver d’autres renseignements sur vous. Par exemple, avec votre nom, il est possible de trouver votre courriel, votre adresse et votre numéro de téléphone selon votre niveau d’activité en ligne. Ceci pourrait certainement rendre vulnérable des personnes qui donnent trop de renseignements sur leur compte de réseau social par exemple. Souvent, ces informations permettent à la personne ayant de mauvaises intentions de commander et d’utiliser une carte de crédit à votre nom. Parmi les renseignements qui servent à établir votre identité, nous retrouvons :
Le commerce électronique est un phénomène de plus en plus répandu. Par exemple, de nombreux sites Internet offrent la possibilité de vendre ou d'acheter des produits et services. Toutefois, certains internautes sont victimes de fraudeurs qui encaissent leur argent sans envoyer la marchandise due. Ainsi, en 2002, le Bureau des plaintes pour internautes (Internet Fraud Complaint Center, IFCC) du FBI a référé près de 50 000 plaintes de fraudes aux différents corps policiers. Bon nombre de ces plaintes émanent de victimes de fraudes sur des sites d'enchères.
D’un autre côté, certaines compagnies sur Internet vont envoyer la marchandise, mais celle-ci est de piètre qualité et même, parfois, elle sera contrefaite. Un bel exemple concerne les médicaments en ligne, comme le viagra. Ces pilules ne seront parfois que du sucre alors que quelquefois, elles seront composées de produits chimiques inappropriés qui sont néfastes pour la santé. Pour ces raisons, si vous développez un problème de santé, vous devriez consulter un médecin dans les plus brefs délais qui pourra vous prescrire ce dont vous avez besoin en toute légalité.
Les lettres frauduleuses en provenance du Nigéria constituent une combine qui existe depuis plusieurs années déjà. Les cibles, généralement des entreprises, des établissements d'enseignement et des ministères, reçoivent des courriels provenant de supposés représentants du gouvernement ou d'entreprises du Nigéria qui leur promettent de grosses sommes d'argent. Aujourd'hui, cette combine s'est étendue; des milliers de personnes telles que vous reçoivent ces lettres dans leur boîte personnelle de courriel, à leur domicile. Dans certains cas, les fraudeurs font même parvenir des chèques volés ou falsifiés à leurs victimes. Cette combine peut aussi se faire par téléphone et en provenance de nombreux pays. En plus de l’argent, on peut tenter de vous demander des informations confidentielles en vous faisant miroiter l’espoir d’un gain énorme.
Le principe des ventes pyramidales repose sur le recrutement d’un nombre croissant d’investisseurs en vue de réaliser des profits. Une pyramide peut ressembler à un système de commercialisation à paliers multiples au moyen duquel une compagnie recrute des gens pour vendre ses produits et, si ces gens recrutent d’autres vendeurs, ils profitent d’une commission sur les ventes de ces derniers. Les systèmes de commercialisation à paliers multiples sont légaux au Canada, contrairement aux opérations pyramidales. Ces dernières visent en effet à obtenir de l’argent des nouvelles recrues et non de leurs ventes, ce qui les rend différentes des systèmes de commercialisation à paliers multiples. Dans le cas de ventes pyramidales, les recrues sont invitées à investir d’importantes sommes d’argent initiales (à titre de frais d’inventaire, par exemple), tandis que les systèmes de commercialisation à paliers multiples n’exigent pas de mise de fonds initiale. Les bénéfices des systèmes de commercialisation à paliers multiples proviennent de la vente de produits et non des investissements effectués par les recrues.
Toutes les pyramides s’effondrent inévitablement et pratiquement tous ceux qui y ont investi en dernier lieu perdent leur argent, alors prenez garde ! Méfiez-vous si l’on vous contacte (que ce soit par téléphone ou courriel) dans le but de vous faire investir dans une entreprise quelconque et que l’on vous conseille de recruter plus de gens pour qu’eux aussi investissent.
Certaines personnes ont reçu des relevés d’appels interurbains vers des endroits exotiques alors qu’elles ne se souvenaient pas avoir effectué ces appels. Sur réception de ces factures, ces personnes ont remarqué qu’elles naviguaient sur l’Internet au moment où ces appels ont été effectués. Elles ne comprenaient pas comment leur ordinateur avait pu être utilisé pour effectuer des appels interurbains alors qu’il était branché au réseau de leur fournisseur d’accès Internet local. Ce problème, qui survient exclusivement lorsque vous naviguez sur les sites Web de divertissement (plus particulièrement sur les sites de divertissement pour adultes, mais également sur les sites de jeu, de services de voyants et d’aubaines sur les voyages), devient de plus en plus fréquent surtout parce que la victime ne se rend pas compte de ce qui se passe avant qu’il soit trop tard.
Certains sites de divertissement affichent un lien sur lequel vous devez cliquer pour continuer d’avoir accès au site. Lorsque vous cliquez sur ce lien, votre ordinateur télécharge un programme qui modifie vos propriétés d’accès à Internet par ligne commutée, ce qui a pour résultat qu’au lieu de contacter votre fournisseur local d’accès Internet, vous entrez en communication avec un fournisseur d’accès Internet situé à l’étranger, en Afrique par exemple, ce qui entraîne des frais d’interurbain énormes. Comme vous obtenez une nouvelle connexion Internet, vous continuez d'y naviguer comme auparavant. D’habitude, la victime doit accepter une clause d'exonération de responsabilité ou un contrat de licences avant que le programme soit installé. Cet avis d’exonération peut faire partie du programme que vous téléchargez ou du site Web que vous visitiez. Toutefois, la plupart des gens ne prennent pas la peine de lire les clauses en petits caractères et acceptent de payer les frais sans se rendre compte des répercussions d’une telle décision.
À qui ces activités douteuses profitent-elles? La réponse à cette question n’est pas simple. Voici comment le stratagème fonctionne : le propriétaire du site de divertissement ouvre un service d’accès Internet quelque part en Afrique. Il conclut ensuite une entente avec une compagnie de téléphone locale qui lui versera un pourcentage des profits réalisés en faisant brancher les appels au numéro de téléphone du fournisseur d’accès Internet. Lorsque la victime reçoit sa facture de téléphone, elle est obligée de payer intégralement son fournisseur local de service téléphonique parce qu’elle a accepté la clause d’exonération de responsabilité, sciemment ou non.
Ce problème nuit principalement aux usagers d’Internet qui ont un branchement sur une ligne téléphonique. Cependant, les gens ayant un fournisseur d’accès Internet haute vitesse peuvent, à leur tour, être vulnérables. Il existe des situations particulières de sites Internet potentiellement frauduleux où certains individus ou entreprises demandent aux usagers d’effectuer un appel interurbain afin d’obtenir un mot de passe qui leur permettra de continuer à visionner le site en question. Ils demandent de le visionner jusqu’à la fin et de ne pas couper la communication téléphonique, sinon la connexion sera interrompue. Prenez garde à cette situation, vous serez facturé pour la durée de l’appel. Des appels à l'étranger s’élèvent à plusieurs dollars la minute et ce, peu importe votre plan interurbain.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce type de fraude, vous pouvez visiter le site de l’Union des consommateurs.
L'envoi massif de courriels (pourriels) non sollicités par des individus ou des entreprises est une technique communément appelée pollupostage (spam). Ces messages sont le plus souvent à caractère publicitaire ou pornographique. Pour se procurer des listes d'adresses électroniques, les individus ou les entreprises consultent les forums de discussion. Ils peuvent aussi se procurer des listes d'adresses Internet ou parcourir le Web pour trouver des adresses.
Même si cette pratique est déplorable, elle n'est pas illégale en soi et il est extrêmement difficile d'y remédier. Il y a tout de même certaines précautions élémentaires que vous pouvez prendre afin de recevoir moins de pourriels et, par le fait même, diminuer les tentatives d'hameçonnage.
Le phishing, du verbe « fish » (pêcher), est un procédé qui consiste à envoyer massivement des courriels non sollicités dont le contenu semble provenir d'une institution légitime. Ces courriels invitent les internautes à cliquer sur un lien pour transmettre ou confirmer leurs coordonnées bancaires ou personnelles. Évidemment, c’est une arnaque.
Vous devriez toujours vous méfier des courriels qui prétendent émaner de votre institution financière ou de services d'achats en ligne tels que Paypal ou E-Bay. Des cas ont été signalés où des internautes ont reçu des courriels provenant apparemment de leur institution financière, et leur demandant de cliquer sur un lien inclus dans le message. On leur fait croire qu'en cliquant sur ce lien, ils accéderont automatiquement à leur compte sur le site de l'institution, leur permettant par exemple de confirmer leur adresse de messagerie électronique ou de participer à un concours. En cliquant sur le lien, l'internaute est plutôt dirigé sur un faux site Web qui reprend l'habillage graphique du site légitime de l'institution, et où il doit fournir des renseignements personnels comme son numéro de carte de débit et son mot de passe. L'information est alors immédiatement transmise aux fraudeurs. Rappelez-vous que les institutions financières canadiennes ne transmettent pas de courriels à leurs clients pour que ceux-ci leur fournissent des renseignements bancaires ou personnels.
Les logiciels espions sont des logiciels qui recueillent des renseignements sur une personne à son insu. De façon générale, ces logiciels épient vos gestes et habitudes sur l’Internet et font parvenir ces renseignements à des compagnies de publicité. Ces dernières se servent de ces renseignements pour établir des profils commerciaux qui les aident à mettre leurs produits en marché de façon plus efficace. Ces logiciels espions sont parfois intégrés dans des logiciels gratuits (logiciels à utilisation partagée ou shareware) que vous pouvez télécharger sur Internet. Des contrats de licence plutôt longs (que peu de gens lisent) accompagnent souvent ces logiciels, précisant que vous acceptez qu’un logiciel recueille des renseignements sur vos habitudes et les transmette au site Web de la compagnie. Les logiciels espions peuvent également être introduits dans votre ordinateur par un virus.
Les fichiers témoins (cookies) recueillent aussi des renseignements personnels sur les internautes mais ils ne sont pas considérés comme des logiciels espions parce qu’ils ne sont pas dissimulés. De plus, l’internaute peut supprimer ces fichiers témoins à volonté.
Les logiciels espions sont pratique courante dans le monde de l'informatique. Même si cette pratique n’est pas très appréciée, il n'en demeure pas moins qu’elle n'est pas illégale puisque les fabricants de logiciels n'ont pas, en général, d'intentions criminelles. Nous vous suggérons de communiquer avec le fabricant afin de lui faire part de vos craintes et commentaires. Si vous n'êtes pas satisfait de la réponse du fabricant, vous avez toujours l'option de cesser d'utiliser le logiciel. Il y a toutefois certaines précautions élémentaires que vous pouvez observer pour éviter que votre ordinateur soit infecté par un logiciel espion. Par le fait même, cela réduira aussi la quantité de fenêtres publicitaires indésirables que vous subirez.
Les fenêtres publicitaires, communément appelées « pop-up ads », sont ces petites fenêtres qui contiennent de la publicité et qui apparaissent en surimpression lorsque vous naviguez sur Internet. Dans certains cas, la fermeture d'un pop-up entraîne l'ouverture à répétition d'une ou de plusieurs nouvelles fenêtres publicitaires. Ces fenêtres sont souvent générées lorsque vous naviguez sur un site commercial, mais peuvent aussi être causées par des logiciels espions.
Règle générale, les fenêtres publicitaires sont tout à fait inoffensives. Cependant, la plupart des internautes les trouvent très agaçantes puisqu'elles ralentissent la navigation. C'est pourquoi il existe des moyens de réduire le nombre de fenêtres publicitaires, ou même de les éliminer.
D’habitude, les fichiers témoins contiennent des renseignements inoffensifs émis par un serveur Web et gardés en mémoire par l’ordinateur de l’internaute qui a recours aux services de ce serveur. Ces fichiers témoins sont gardés en mémoire pour accélérer l’accès ultérieur au site au moyen de renseignements propres à l’utilisateur transmis au serveur Web pour personnaliser la page Web de l’internaute en question. La mise en mémoire et la consultation de ces fichiers témoins par les serveurs sont automatiques et passent donc inaperçues pour l’internaute qui ouvre une page Web.
Les renseignements que contiennent les fichiers témoins sont constitués de texte résumant les préférences de l’utilisateur. Les fichiers témoins sont d’habitude rangés dans un fichier précis par le navigateur Internet pour être récupérés par le serveur Web lorsque l’internaute consulte à nouveau le site.
Les fichiers témoins ne représentent aucun danger pour votre ordinateur puisqu’il s’agit de renseignements dont votre fureteur se sert pour avoir accès à des sites Web. Ces fichiers peuvent toutefois porter atteinte à vos renseignements personnels puisqu’ils mettent en mémoire vos préférences et donnent accès à ces données à tous les serveurs Web.
Internet est une source d'information et de divertissement extraordinaire. Malheureusement, ce réseau comporte aussi de réels dangers. Ces dangers sont généralement les mêmes pour les adultes que pour les enfants, mais, ces derniers sont beaucoup plus vulnérables.
Dans une approche générale, le leurre d’enfants par Internet pourrait se définir comme des adultes de 18 ans et plus qui tentent, avec l’aide d’Internet, de communiquer avec des mineurs dans le but de les inciter à avoir des contacts sexuels. Voici l’article dans le Code criminel canadien (leurre) associé à cette infraction :
172.1 (1) Commet une infraction quiconque communique au moyen d’un ordinateur au sens du paragraphe 342.1(2) avec :
a) une personne âgée de moins de dix-huit ans ou qu’il croit telle, en vue de faciliter la perpétration à son égard d’une infraction visée au paragraphe 153(1), aux articles 155 ou 163.1, aux paragraphes 212(1) ou (4) ou aux articles 271, 272 ou 273;
b) une personne âgée de moins de seize ans ou qu’il croit telle, en vue de faciliter la perpétration à son égard d’une infraction visée aux articles 151 ou 152, aux paragraphes 160(3) ou 173(2) ou à l’article 280;
c) une personne âgée de moins de quatorze ans ou qu’il croit telle, en vue de faciliter la perpétration à son égard d’une infraction visée à l’article 281.
Il existe de nombreuses façons pour leurrer des mineurs sur Internet. Plus particulièrement, dans les groupes de discussion (chat rooms), il n’y a rien de plus facile que de se faire passer pour quelqu'un d'autre. Ainsi, certains individus profitent de l'anonymat relatif du réseau pour mentir sur leur âge, leur sexe, leur profession et... sur leurs intentions. Par exemple, des prédateurs sexuels ou des pédophiles utilisent fréquemment ces forums de discussion afin de trouver des victimes. Les fraudeurs sont également nombreux. Au cours des dernières années, les réseaux sociaux ont pris beaucoup d’ampleur dans la vie des jeunes. Comme dans les groupes de discussion, il faut faire attention aux informations divulguées. Les jeunes ne comprennent pas toujours la portée de leurs gestes et l’information peut faciliter la manipulation des prédateurs à l’égard des mineurs.
1) À moins d'avoir l'autorisation de tes parents ou d'un enseignant :
2) Si, dans une salle de bavardage, par courriel, sur un site Web ou sur un site de réseautage social, tu te sens menacé ou mal l'aise, tu dois tout de suite te débrancher du réseau et en parler à tes parents ou à un enseignant.
3) N'organise jamais une rencontre avec quelqu'un que tu as connu par le biais d'Internet sans être accompagné d'un de tes parents.
4) Dans les salles de bavardage, les groupes de discussion ou les babillards, utilise toujours un surnom qui ne donne aucune indication sur ton identité.
5) N'ouvre jamais de courriels, de liens, d'images ou de jeux dont tu ne connais pas la provenance. Dans le doute, avant de poser un geste, demande l'opinion d'un adulte.
6) Ne fais jamais d'achats en ligne sans la permission de tes parents.