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Trois agents de la GRC d'effectuer plusieurs contrôles routiers.

Formation d’appoint pour aider à appréhender les conducteurs aux facultés affaiblies

Deux policiers de la GRC en C.-B. donnent une formation d'appoint pour s'assurer que leurs collègues sont prêts à détecter et à arrêter les conducteurs aux facultés affaiblies. Crédit : GRC

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Chaque jour, quatre Canadiens sont tués et 175 sont blessés dans des accidents causés par des conducteurs aux facultés affaiblies. Deux policiers de la GRC en Colombie-Britannique font part de leur expertise sur la conduite avec les facultés affaiblies pour aider leurs collègues à détecter et à arrêter ces conducteurs.

« Vous n'arrêterez pas un conducteur avec les facultés affaiblies toutes les nuits », dit le gend. Mike Zwicker, qui a mis sur pied, avec son collègue le gend. John Taylor, une formation sur la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue et l'alcool pour les policiers de toute la province.

« Les enquêtes sur la conduite avec les facultés affaiblies sont complexes et nous voulons aider les policiers qui n'utilisent pas souvent ces compétences à les tenir à jour. »

Arrêter les conducteurs ayant les facultés affaiblies et donner une formation d'appoint chaque fois que c'est possible, c'est ce qui passionne les deux policiers, qui ont récemment travaillé ensemble au Détachement de West Shore sur l'île de Vancouver. À eux deux, les gend. Zwicker et Taylor ont enquêté sur plus de 500 cas de conduite avec les facultés affaiblies.

« Les victimes de la conduite avec les facultés affaiblies sont innocentes et ont besoin de notre aide et de notre protection », ajoute le gend. Taylor.

Signes de facultés affaiblies

Durant la formation de base, les cadets de la GRC apprennent à enquêter sur les accidents causés par la drogue et l'alcool, à reconnaître les signes de facultés affaiblies et à répondre aux appels de service impliquant un conducteur aux facultés affaiblies.

« Une partie du travail des policiers est d'arrêter les conducteurs aux facultés affaiblies », dit le serg. Brian Sampson, qui dirige le Groupe intégré de la conduite avec facultés affaiblies de la Patrouille routière de la C.-B. « Cela signifie être au courant de tous les détails de ces enquêtes, et la formation est nécessaire pour assurer la sécurité sur les routes. » Les policiers tombent généralement sur des conducteurs aux facultés affaiblies durant des barrages ou des contrôles routiers ou sur les lieux d'un accident.

Le gend. Taylor indique que la formation d'appoint vise à rappeler aux policiers les nombreux signes de facultés affaiblies, comme une odeur d'alcool ou de drogue, des troubles d'équilibre ou un comportement inhabituel – conduire très lentement, faire de larges virages et conduire la fenêtre baissée par temps froid.

« Connaître les symptômes peut donner aux enquêteurs les outils pour mieux repérer les conducteurs aux facultés affaiblies », dit-il. « Les symptômes peuvent être subtils ou multiples, mais nos enquêteurs sont formés pour relever les signes importants et déterminer si une enquête pour conduite avec facultés affaiblies doit être ouverte ».

Connaître les lois

Lorsqu'un policier soupçonne que les facultés d'un conducteur sont affaiblies par l'alcool ou la drogue, il doit effectuer une série d'évaluations connue sous le nom de tests normalisés de sobriété administrés sur place. Cela comprend les tests « marcher et se retourner » et « se tenir sur un pied », que les gend. Taylor et Zwicker revoient dans leur formation.

Ils passent aussi en revue les lois sur la conduite avec les facultés affaiblies.

Le Code criminel a été mis à jour en 2018 pour inclure de nouvelles infractions criminelles lorsque les conducteurs ont un taux d'alcool ou de drogue dans le sang supérieur au taux permis pour certaines substances, y compris le cannabis et la cocaïne. La loi permet aux policiers qui soupçonnent un conducteur d'être sous l'influence de la drogue d'obtenir un échantillon de sang ou de salive aux fins d'analyse.

« La jurisprudence ne cesse d'évoluer et de modifier la façon dont nous menons les enquêtes », dit le gend. Taylor. « Parfois, la décision d'un juge signifie que nous devons faire certaines choses différemment. Nous essayons de fournir l'information la plus à jour et insistons sur les changements précis qui ont été apportés. »

Conseils aux policiers

Le gend. Taylor rappelle à ses collègues de tout consigner. « Comme pour toute enquête criminelle, tout se joue dans les détails », dit-il. Il ajoute que si l'enquête n'est pas clairement documentée, la poursuite pourrait choisir de ne pas aller de l'avant avec des accusations.

« Nos motifs de croire qu'une personne pourrait avoir les facultés affaiblies et nos éléments de preuve reposent en partie sur nos observations », dit le gend. Taylor. « Si nous ne consignons pas ce que nous observons et ne l'expliquons pas bien, il est difficile pour les tribunaux de le voir. »

Le serg. Sampson du Groupe intégré de la conduite avec facultés affaiblies de la C.-B. dit que les policiers peuvent être appelés à témoigner en cour et doivent être prêts à être interrogés par les avocats qui veulent défendre leurs clients. « Au tribunal, nous devons être préparés, porter attention aux détails et brosser un portrait irréfutable afin d'en arriver au résultat souhaité », dit-il.

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