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Agentes de liaison

Nancy Mason, agente de liaison principale, La Haye, Pays-Bas

Nancy Mason, agente de liaison principale

Que faites-vous dans le cadre du programme des agentes de liaison?

Les agentes de liaison sont les voies de communication entre les unités canadiennes d'application de la loi et les autorités policières étrangères. Les agentes de liaison aident par le biais d'interactions en personne avec nos partenaires internationaux. Je travaille à La Haye. Nous avons 26 pays dans notre zone de responsabilité. Il est donc important de maintenir le réseau de partenariats établis.

Chaque jour, j'aide aux enquêtes. Certaines concernent des meurtres, la drogue et le blanchiment d'argent, la sécurité publique et la cybercriminalité. Récemment, une autre agente de liaison et moi-même avons participé à une opération internationale de livraison surveillée pour un partenaire policier étranger. Vraiment, il n'y a jamais une journée ennuyeuse.

Qu'est-ce que votre travail vous apporte sur le plan personnel? Sur le plan professionnel?

Je suis fière de participer à la lutte contre la criminalité transnationale avec nos partenaires. Le travail apporte une grande satisfaction personnelle, sachant que vous avez accompli quelque chose ou résolu un mystère. Les services de police du Canada et de l'étranger sont également très reconnaissants.

Pour moi, la plus grande chose que j'ai apprise, c'est l'importance de nos compétences en communication. Nous pouvons avoir tendance à nous reposer sur nos lauriers en ce qui a trait à la façon dont nous nous entendons les uns avec les autres. Cela se produit habituellement lorsque vous travaillez au sein d'équipes ou d'environnements de travail familiers. La communication et la diplomatie sont essentielles à la réussite d'une agente de liaison.

Avez-vous participé à des tâches ou à des projets qui appuient des façons de penser novatrices ou des utilisations novatrices de la technologie?

J'ai appris que les Néerlandais sont doués pour les enquêtes technologiques. Leur service de police national travaille en étroite collaboration avec les enquêteurs canadiens et d'autres partenaires étrangers.

La GRC se rendra aux Pays-Bas pour se renseigner sur la mise en œuvre par ce pays de leurs applications mobiles de police. Ils utilisent une application « connected cop » (policier branché) comme outil de messagerie et de répartition. Si nous choisissons d'intégrer un outil semblable, cela aidera à appuyer la stratégie numérique de la GRC.

Renforcement des capacités

Sergent Adrienne Vickery, Renforcement des capacités internationales et formation

Sergent Adrienne Vickery

Quel a été votre rôle dans le renforcement des capacités et la formation à l'échelle internationale?

J'ai conçu et donné un cours de cinq jours sur le blanchiment d'argent. Ce cours a été conçu sur mesure pour les policiers, les enquêteurs et les procureurs de la Couronne à Kingston, en Jamaïque. Il a favorisé la coopération internationale et l'échange d'information entre le Canada et la Jamaïque.

J'ai également formé les participants à enquêter sur les crimes liés aux cryptomonnaies. Le paysage de la cryptomonnaie est complexe et toutes les autorités chargées de l'application de la loi doivent être prêtes à relever les graves défis de ce type de criminalité.

Quelle est la plus grande chose que vous avez apprise de ce poste unique?

Il est important de partager les connaissances, les pratiques exemplaires et les leçons apprises avec d'autres pays. Cela contribue à bâtir une économie mondiale où nous pouvons déceler et prévenir l'utilisation abusive de notre système financier.

J'ai été heureuse d'avoir la chance de rencontrer des enquêteurs financiers dans un pays étranger. J'ai également élargi mes propres connaissances et compétences et j'ai partagé ce que j'ai appris avec mes collègues au Canada.

Les femmes restent minoritaires dans l'application de la loi, mais près de la moitié des participants aux cours en Jamaïque étaient des femmes. Non seulement ces femmes étaient fortes et compétentes, mais elles se sont battues avec acharnement pour briser les stéréotypes sexistes afin d'y parvenir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui envisage de saisir une occasion dans le domaine du renforcement des capacités et de la formation à l'échelle internationale?

Le renforcement des capacités internationales est une occasion unique et enrichissante. L'accueil que nous avons reçu m'a bouleversée. Les candidats ont eu l'honneur d'assister à un cours préparé et donné par la GRC. Cela a démontré la solide réputation internationale du Canada et l'impact de la GRC sur le plan du renforcement des capacités internationales. Le fait de pouvoir représenter la GRC et les femmes dans l'application de la loi m'a autonomisé; il s'agit d'une expérience que je n'oublierai jamais.

INTERPOL-Europol

Caporal Erin Gagné, superviseure, Enquêtes criminelles INTERPOL

Quel est votre rôle au sein d'INTERPOL-Ottawa?

INTERPOL-Ottawa est le centre d'opérations du Canada. C'est l'intervenant de première ligne pour les enquêteurs de police canadiens et les ministères gouvernementaux qui ont besoin d'aide internationale en matière criminelle. Le Centre traite toutes ces demandes à destination et en provenance des pays membres d'INTERPOL.

Je suis superviseure et enquêteuse au centre. J'occupe ce poste depuis environ sept mois. Il y a quelques années, j'ai travaillé à INTERPOL-Ottawa en tant que superviseure de l'équipe de réception des demandes. J'ai tellement aimé ce poste que j'ai décidé de revenir.

Dans mon rôle actuel, j'aide les organismes étrangers et canadiens dans leurs enquêtes. J'aide également à localiser les fugitifs au Canada ou à l'étranger. Je publie des avis internationaux et apporte mon aide dans tous les cas très médiatisés.

Qu'est-ce que votre travail vous apporte sur le plan personnel? Sur le plan professionnel?

J'aime l'aspect international d'INTERPOL-Ottawa, qui m'aide dans les enquêtes menées dans le monde entier. J'aime aussi travailler avec le personnel d'INTERPOL. J'aime pouvoir partager mes connaissances et apprendre les uns des autres sans me soucier des barrières linguistiques ou culturelles.

Travailler dans un environnement au rythme effréné avec une charge de travail importante me tient occupée et me permet de réfléchir et d'apprendre sans cesse. Sur le plan professionnel, le fait de participer à des enquêtes internationales m'a apporté beaucoup de satisfaction. C'est gratifiant de faire partie de quelque chose d'aussi grand.

Personnellement, le travail est très flexible. Je fais partie de la troupe tactique, ce qui m'éloigne de mon rôle et de mes fonctions à INTERPOL de temps à autre. Les superviseurs d'INTERPOL-Ottawa appuient cet engagement.

Quelle est la plus grande chose que vous avez apprise de ce poste unique?

C'est incroyable ce que vous pouvez apprendre des autres services de police. Il y a tellement de bases de données et de contacts à portée de main lorsque nous faisons partie d'une organisation comme INTERPOL. La connaissance d'une autre langue est également un grand atout, car la communication est essentielle.

Ces types de ressources et de connaissances sont très utiles à nos enquêtes. C'est vraiment ce qu'il faut faire avec INTERPOL : brancher ensemble les services de police pour un monde plus sûr.

Maintien de la paix

Agente Annie Landry du Service de police de la ville de Montréal, Conseillère en analyses criminelles, Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH)

L'agente Annie Landry du Service de police de la ville de Montréal en Haïti après une cérémonie de remise de médailles à l'hôtel Karibe.

Quel est votre rôle dans cette mission?

En qualité de conseillère en analyses criminelles, je suis chargée de conseiller et d'assister le Groupe des renseignements criminels de la Police nationale d'Haïti (PNH). Le groupe renforce les capacités de la PNH sur le plan opérationnel. Je soutiens le service dans la cueillette et l'analyse de données et d'informations qui serviront élaborer des produits de renseignements tactiques utiles à l'intention des décideurs opérationnels de la PNH, ainsi qu'au déploiement optimal des ressources.

Je fais également partie du Groupe de la sécurité des élections. Je participe à des réunions avec le responsable du Groupe ainsi qu'à la table de direction du Comité provisoire des élections. J'apporte mon soutien aux activités de ces partenaires entourant les élections.

L'agente Annie Landry visitant l'Institution Notre-Dame De Lourdes, Port-au-Prince, Haïti.

Que vous apporte le travail sur les plans personnel et professionnel?

En 11 mois d'affectation sur le terrain, j'ai perfectionné mes compétences interpersonnelles et organisationnelles, ainsi qu'en leadership et en résolution de problèmes. J'ai aussi apprécié les différences culturelles et la réalité de mes collègues issus de pays divers. J'ai aussi constaté la difficulté d'interagir avec nos partenaires professionnels en portant un masque, même s'il importait de respecter les protocoles de sécurité pour prévenir la propagation du virus.

La plupart des policiers haïtiens manifestent un grand respect pour leurs homologues canadiens et pour tout le travail accompli durant les missions antérieures. J'ai toujours été chaleureusement accueillie. J'ai moi-même beaucoup de respect pour les policiers haïtiens. Ils accomplissent beaucoup avec un minimum de moyens et ils demeurent dévoués malgré la situation politique actuelle et l'insécurité qui règne dans le pays. En collaborant, nous pouvons espérer réaliser de grandes choses.

Sur le plan personnel, j'ai appris à m'adapter face à l'adversité, au changement et à un nouvel environnement. Je suis plus sensible à la réalité qui m'entoure. Je fais preuve d'une plus grande compréhension et je suis consciente de l'importance de la communication. De plus, j'ai pu participer à un projet d'aide à un orphelinat, une initiative très enrichissante.

Y a t il un aspect de votre mission qui vous a particulièrement inspirée?

Nous devons maintenir une attitude positive et savoir vivre l'instant présent. Il nous faut apprendre à nous adapter parce que la vie est essentiellement imprévisible ici. Comme je l'ai déjà mentionné, cela fait 11 mois que je suis ici et, durant cette période, deux incidents majeurs sont survenus. Le 7 juillet, le président du pays a été assassiné. C'était un choc. Mes collègues et moi, nous nous sommes alors demandé : qu'est-ce qui peut encore arriver?

Eh bien, un mois plus tard, le vendredi 13 août, j'étais censée rentrer au Canada pour voir ma famille et mes amis après neuf mois de déploiement. Mon vol a été annulé, pour diverses raisons. Telle est la réalité désormais, lorsqu'on voyage. Le lendemain, alors que je me préparais à me rendre à la clinique pour repasser un test de dépistage moléculaire de la COVID 19, Haïti a été secoué par un tremblement de terre de magnitude 7,2, qui a frappé la péninsule de Tiburon, près de Petit Trou de Nippes. Quoique le secteur touché était moins densément peuplé que celui dévasté par le tremblement de terre de 2010, il s'agissait néanmoins de la catastrophe naturelle et du tremblement de terre les plus meurtriers dans le monde en 2021.

Je sais que le Canada va maintenir son aide pour les Haïtiens sous plusieurs formes. Comme je l'ai déjà mentionné, la population haïtienne sait faire preuve de résilience. Et je suis reconnaissante d'avoir pu apporter ma contribution de multiples façons durant les 11 derniers mois.

Inspecteur Jean-Guy Isaya, Chef de l'équipe policière spécialisée en matière de violence sexuelle et fondée sur le genre, Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (MONUSCO)

L'inspecteur Jean Guy Isaya, devant le quartier général de la MONUSCO à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Qu'avez-vous fait dans le cadre de la mission?

J'ai géré une équipe de huit policiers issus du Canada, de Suède et de Tanzanie. Nous avons travaillé à renforcer la capacité de la Police nationale congolaise pour intervenir dans le domaine de la violence sexuelle et fondée sur le genre.

Notre rôle consistait à :

  • améliorer la collaboration entre la police et les entités judiciaires afin d'obtenir justice pour les victimes de violence sexuelle;
  • former et encadrer les membres de la Police nationale congolaise dans les enquêtes sur les cas de violence sexuelle et fondée sur le genre;
  • mettre en œuvre des activités de sensibilisation communautaire sur les enjeux liés au genre, ainsi qu'à la violence sexuelle et fondée sur le genre;
  • informer la population au sujet des services offerts aux victimes et de leurs droits;
  • sensibiliser les gens à l'importance de signaler les cas de violence à la police.

Quels conseils donneriez-vous à une personne envisageant de prendre part à une mission de paix?

Si vous voulez rompre avec la routine et aider à renforcer la capacité des policiers, portez-vous candidat ou candidate! Vous vivrez une expérience hors du commun. Peu importe votre âge et votre expérience du travail policier, une mission contribuera à votre croissance personnelle et professionnelle.

Sur le plan professionnel, le déploiement dans une mission nous sensibilise à d'autres cultures. Cela nous aide à mieux comprendre les valeurs et les façons de faire d'autrui.

Je croyais comprendre la notion de diversité en raison de mon héritage culturel et de mon expérience professionnelle. Mais il manquait une certaine dimension : travailler au Canada avec des Canadiens d'origines diverses n'est pas la même chose que de travailler pour les Nations Unies dans un autre pays. En mission, la diversité est manifeste dans tous les aspects de notre travail au quotidien :

  • la culture de travail aux Nations Unies;
  • les pratiques professionnelles et sociales des collègues issus d'autres pays;
  • les interactions professionnelles et sociales avec la population locale.

Cette expérience fait de nous de meilleurs policiers et de meilleures personnes.

L'inspecteur Jean Guy Isaya et un autre policier canadien aux côtés du Dr Denis Mukwege en République démocratique du Congo.

Y a t il un aspect de votre mission qui a été particulièrement inspirant?

Notre rencontre, un collègue canadien et moi même, avec le lauréat du prix Nobel de la paix, le Dr Denis Mukwege. Nous avons eu un entretien d'une heure avec lui pour expliquer le mandat de notre projet. Il s'est montré très attentif, puis nous a fait part de son expérience et prodigué des conseils. Grâce à ce contact, nous avons pu établir un partenariat avec l'hôpital de Panzi.

De savoir que cet homme a consacré une grande partie de sa carrière, au péril de sa vie, à guérir des victimes de violence sexuelle m'a grandement inspiré et décuplé mon désir de contrer l'impunité. Nous voulons que les auteurs de violences sexuelles répondent de leurs actes et soient traduits en justice.

J'ai été très inspiré par cette rencontre, c'était un fait marquant de ma mission.

Nous recrutons!

La GRC est à la recherche de personnes de tous les milieux pour joindre ses rangs.

Une carrière à la GRC permet d'exercer quotidiennement une influence positive sur les collectivités canadiennes tout en bénéficiant de nombreuses possibilités d'avancement et de perfectionnement dans des dizaines de services spécialisés. Si vous êtes une personne dynamique et motivée en quête d'aventure et de défis stimulants, nous avons une carrière qui vous ira comme un uniforme taillé sur mesure. Pour plus de renseignements sur une carrière de policier et savoir comme soumettre votre candidature, visitez carrieresgrc.ca.

Un uniforme à votre nom vous attend.

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