Déclaration du commissaire Bob Paulson sur les rapports de la CCETP et de la conseillère spéciale

15 mai 2017
Ontario

Déclaration

Quand je suis devenu commissaire, j'ai promis de me pencher sur le problème très grave que constituait le harcèlement au sein de l'organisation. C'est un engagement auquel je suis toujours resté fidèle. D'importants progrès ont été accomplis, mais il reste encore du travail à faire à l'égard de cette priorité organisationnelle permanente.

Deux rapports ont été publiés aujourd'hui sur le harcèlement dans les rangs de la GRC. Le premier émane de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) et fait suite à son rapport de 2013, intitulé Rapport d'enquête d'intérêt public concernant des incidents de harcèlement en milieu de travail au sein de la Gendarmerie royale du Canada. Le deuxième porte sur l'examen effectué par Sheila Fraser, ancienne vérificatrice générale du Canada, relativement à quatre poursuites civiles intentées contre la GRC pour harcèlement en milieu de travail. Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile avait demandé ces rapports en raison de la recrudescence de l'attention médiatique entourant les poursuites susmentionnées. Comme indiqué dans les deux rapports et par souci de transparence, la GRC avait pleinement coopéré avec les auteurs.

Les recommandations formulées dans les rapports nécessitent une étude attentive. Elles contribueront sans doute à améliorer les politiques afin de continuer à favoriser un milieu de travail sain et empreint de respect à mesure que l'organisation poursuit son cheminement.

Il convient de souligner que bon nombre des conclusions présentées dans les rapports reposent sur un contexte historique caractérisé notamment par des initiatives de transformation de la GRC qui ne reflètent pas, à mon avis, l'environnement, les politiques et les processus actuels de l'organisation.

En 2014, la Loi sur la GRC actualisée et les nouvelles consignes du commissaire sont entrées en vigueur, ce qui a permis de remanier les structures et les processus relatifs aux griefs et aux inconduites, y compris le harcèlement. Ces réformes sont le fruit d'années de travail effectué en considération de l'ensemble des rapports et des recommandations qui les ont précédées, et aussi de vastes consultations menées auprès des employés et des intervenants concernés. Bien que la CCETP ait qualifié de fragmentaires les mesures prises par la GRC à la suite des rapports et des recommandations antérieurs, c'est vraiment la somme de tout ce travail qui a orienté les réformes législatives, porteuses des plus grandes modifications qui aient été faites aux méthodes de gestion de la GRC en plus de trente ans.

La GRC a récemment publié dans son site Web un bilan qui décrit les réalisations, les progrès et les défis qu'elle a constatés au terme de la deuxième année depuis l'entrée en vigueur des réformes législatives. Ces réformes marquent certes un tournant pour l'organisation, mais leur mise en œuvre est récente, et il faut du temps pour que s'opère un changement de culture : ce serait, de l'avis de certains, le travail d'une génération. Nous avons fait un virage fondamental qui est encore tout nouveau, et nous continuons à modifier et à améliorer nos façons de travailler. Les recommandations formulées par Sheila Fraser et la CCETP peuvent nous être utiles à cet égard.

Outre les modifications législatives, la GRC a mis en œuvre de nouveaux programmes et de nouvelles initiatives qui favorisent un milieu de travail sûr et empreint de respect, y compris des politiques, des guides, des formations améliorées et un programme de gestion informelle des conflits. Vous en trouverez un aperçu complet dans le site Web de la GRC.

Finalement, la GRC a créé plus tôt cette année un service voué à l'amélioration de la culture et de la mobilisation des employés dans l'ensemble de l'organisation. Ce service, qui est représenté au sein de notre État-major supérieur, jouera un rôle de coordination auprès des autres centres de décision afin de veiller à ce que des facteurs comme la diversité, l'inclusion et l'analyse comparative entre les sexes Plus (ACS+) entrent en ligne de compte dans la prise de décisions ainsi que dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques, des programmes et des plans opérationnels de la GRC.

Nous continuerons à peaufiner nos processus en ce qui touche les griefs, les inconduites et les plaintes de harcèlement. Je m'attends à ce que d'autres modifications s'imposent si nos membres réguliers se syndiquent.

Le harcèlement n'a aucune place au sein de la GRC. La vaste majorité de nos employés se comportent avec professionnalisme, conformément aux valeurs organisationnelles fondamentales que sont le respect, l'intégrité, l'honnêteté, la compassion et la responsabilisation, tout en travaillant à assurer la sécurité des Canadiens. Il reste tout de même qu'une seule plainte de harcèlement en est une de trop.

La GRC et ses cadres supérieurs continueront à prendre les mesures nécessaires pour assurer à tous les employés un milieu de travail sûr, sain, productif et empreint de respect.

Bob Paulson
Commissaire

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