Déclaration de la GRC en Saskatchewan sur le rapport de Human Rights Watch

19 juin 2017
Regina (Saskatchewan)

Déclaration

La semaine dernière, j'ai reçu un rapport de l'organisation Human Rights Watch dans la foulée de sa visite en Saskatchewan à l'automne 2016. Le rapport comprend des allégations de mauvaise conduite, y compris les mauvais traitements, envers les femmes autochtones par les policiers et demande un changement systémique. Ces allégations de mauvaise conduite sont très graves et comme tout cas de cette nature, nous nous devons de mener une enquête exhaustive. Pour ce qui est du changement systémique, nous étudierons de près les recommandations.

Le rapport suit, entre autres, l'enquête menée par Human Rights Watch en 2013 dans le Nord de la Colombie-Britannique qui a déclenché une enquête de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la Gendarmerie royale du Canada (CCETP) et l'appel au changement demandé lors de la Commission de vérité et de réconciliation. Les recommandations faites dans le rapport publié aujourd'hui ne sont pas entièrement différentes de celles qui ont été présentées dans les rapports précédents. Nous avons besoin d'étudier les recommandations, mais je dois reconnaître que nous avons déployé beaucoup d'efforts pour améliorer la situation et que nous avons réalisé bien des progrès.

Dans le rapport, on dit que les liens entre la police et les communautés autochtones sont « gravement fracturées ». Je peux vous dire, à titre de commandant, que ce n'est pas le cas. Il y a plusieurs exemples de liens positifs entre la GRC et les communautés autochtones de la Saskatchewan. Les liens positifs sont la norme et la priorité de la GRC en Saskatchewan est de continuer de forger des liens solides avec nos communautés autochtones. Nous sommes déterminés à établir une compréhension et une confiance réciproques avec les communautés que nous servons.

Pour ce faire, en plus de la formation adaptée à la culture, aux droits de la personne et à la diversité des genres que nos cadets reçoivent à la Division Dépôt, nous avons élaboré, ici même en Saskatchewan, notre propre formation sur les perceptions envers les autochtones et les Premières Nations, sur mesure pour les communautés locales.

Pour s'assurer que notre effectif est le reflet de nos communautés, le recrutement de femmes et hommes autochtones dans la GRC est une priorité. Les Autochtones qui souhaitent faire carrière à la GRC bénéficient d'un programme de mentorat et de plusieurs autres initiatives à leur disposition. En Saskatchewan, la GRC s'engage auprès des communautés autochtones à tous les échelons, depuis les détachements locaux jusqu'aux directions de district en passant par les cadres supérieurs. Je peux compter sur l'aide du Conseil consultatif sur les Autochtones, composé d'aînés provenant de maintes communautés des Premières Nations. Nous nous rencontrons régulièrement, et pendant nos réunions, ces conseillers nous guident et nous encadrent, moi et les cadres supérieurs, afin que nous puissions trouver et élaborer, d'un commun accord, des stratégies d'amélioration de la confiance et de la sécurité. Par exemple, le Comité se prononcera sur les modifications récentes apportées aux politiques sur la gestion de la violence familiale à la Division F. Je leur remettrai également une copie du rapport et je leur demanderai leur opinion sur les recommandations.

Le rapport fait état de préoccupations en lien à la fouille de détenues. En tant que policiers, nous avons l'autorité d'arrêter des gens, de les mettre sous garde, de les fouiller et de les détenir; ce sont toutes des interventions à risque élevé. Nous ne prenons pas cet aspect de notre travail à la légère et nous comprenons les répercussions possibles d'une intervention policière sur certaines personnes. Nous devons tout faire pour assurer la vie privée et pour préserver la dignité des personnes sous garde, mais nous devons aussi assurer la sécurité du sujet, celle des autres détenus et celle des policiers sur place. Afin de consolider ces attentes envers nous, nous avons modifié en août dernier notre Politique sur la fouille d'une personne pour nous assurer que nos policiers prennent toutes les mesures possibles pour assurer l'intimité et la dignité des détenus.

Je crois de tout cœur que la sécurité des communautés passe par des liens solides. Partout en Saskatchewan, nous continuons à établir et à renforcer nos liens avec les peuples autochtones. J'accorde la plus haute importance à ces liens, tout comme les hommes et femmes dévoués de la GRC qui travaillent et vivent au sein de ces communautés.

Merci.
Comm. adj. Zablocki

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