Reconnaître les victimes de la traite de personnes

La traite de personnes, surtout à des fins d'exploitation sexuelle, demeure problématique au Canada.

En sachant reconnaître les actes, les victimes et les auteurs de la traite de personnes, on peut aider tout le monde à prévenir et à signaler ce crime.

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Signes avant-coureurs

Une victime de la traite de personnes peut présenter l'un ou plusieurs des signes suivants :

  • Elle semble être contrôlée par une autre personne, soit en étant escortée ou surveillée.
  • Elle a des traces visibles de marquage ou de cicatrisation (marques indiquant la possession).
  • Elle montre des signes de malnutrition.
  • Elle ne parle pas en son nom.
  • Elle n'a pas de passeport ou d'autres pièces d'identité.
  • Elle ne connaît pas le quartier où elle habite ou travaille.
  • Elle se déplace souvent ou est souvent déplacée.
  • Elle a des blessures ou des ecchymoses dues à des agressions physiques.
  • Elle montre des signes d'intimidation ou de peur par les expressions de son visage ou la gestuelle de son corps.

Facteurs de risque

N'importe qui peut être victime de la traite de personnes. Des facteurs comme l'âge, l'emplacement géographique, le milieu socioéconomique et l'origine ethnique peuvent créer des défis uniques. Certains groupes sont plus à risque que d'autres, notamment :

  • les travailleurs migrants;
  • les nouveaux arrivants;
  • les jeunes;
  • les Autochtones;
  • les femmes et les filles.

Les trafiquants peuvent aussi cibler des personnes qui ne s'identifient pas comme faisant partie de ces groupes.

Tactiques de recrutement

Les victimes rencontrent généralement les trafiquants en personne, en ligne ou par l'entremise de connaissances ou d'amis communs. Les recruteurs repèrent les vulnérabilités de leurs victimes potentielles, par exemple le désir d'être aimé ou le besoin d'appartenance, ou encore une dépendance. Ils peuvent inonder leurs victimes de gestes d'amour ou leur promettre une vie prestigieuse. Les victimes peuvent se faire promettre de l'argent, des vêtements griffés, du travail ou des études, de l'aide financière pour leur famille, etc.

Les trafiquants approchent les victimes potentielles de bien des façons, notamment :

  • en prétendant être un futur petit ami, copain ou parrain;
  • en publiant dans les journaux ou dans Internet des annonces pour des possibilités d'emploi;
  • en les menaçant ou en les enlevant;
  • en les contactant au moyen des médias sociaux.

Avoir la mainmise sur leurs victimes

Pour tromper leurs victimes, les trafiquants leur font souvent la promesse d'une vie meilleure ou plus prestigieuse, ou encore d'une relation.

Afin d'avoir une emprise sur leurs victimes, les trafiquants peuvent détruire leur confiance ou utiliser la violence, y compris la violence physique et psychologique et l'extorsion. Ils les isolent et les manipulent, en plus de contrôler généralement :

  • l'argent dont elles disposent;
  • leurs pièces d'identité (comme le passeport);
  • leurs lieux de travail;
  • leurs conditions de logement;
  • leurs relations.

Qui sont les trafiquants?

N'importe qui peut se livrer à la traite de personnes. Les trafiquants peuvent approcher les victimes potentielles de bien des façons, notamment en prétendant être un futur petit ami ou copain. Il peut s'agir :

  • de membres de groupes du crime organisé transnational;
  • de membres de petits groupes criminels décentralisés spécialisés dans le recrutement, le déplacement ou l'hébergement des victimes;
  • de membres de petits groupes criminels familiaux qui dirigent toute l'opération;
  • d'individus travaillant seuls pour leur profit personnel.

Au Canada, la majorité des auteurs présumés de la traite de personnes sont des hommes âgés de 18 à 34 ans.

Où trouve-t-on des victimes de la traite de personnes à des fins d'exploitation sexuelle?

On peut trouver des victimes d'exploitation sexuelle n'importe où au Canada, par exemple :

  • dans des hôtels et des motels;
  • dans des boîtes de nuit et des bars;
  • dans des services d'escorte;
  • dans des salons de massage;
  • dans des résidences privées;
  • sur des plateformes en ligne.

Où trouve-t-on des victimes de la traite de personnes à des fins de travail forcé?

On peut trouver des victimes de travail forcé n'importe où au Canada, par exemple dans :

  • des entreprises non syndiquées;
  • des restaurants;
  • des hôtels ou dans le secteur du tourisme;
  • des sites d'agriculture commerciale;
  • des chantiers de construction;
  • des résidences privées.
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